Centenaire 14-18 : Un Programme Dense à l’Approche Du 11 Novembre

 Reims est unique pour la période 14-18. Placée à quelques kilomètres de la ligne de front, la ville fut bombardée pendant quatre ans. La propagande aidant, Reims devint un symbole. Symbole du patrimoine français ébranlé, avec l’incendie de sa cathédrale, celle des sacres royaux, victime d’un obus. Symbole des villes à reconstruire pour pouvoir renaître. Symbole de ceux qui se mobilisèrent aux côté des poilus : infirmières, Armée Noire. Le programme du Centenaire 14-18 à l’approche de ce 11 novembre illustre tout cela.

Si, aujourd’hui, Reims accueille des touristes par centaines de milliers dans sa cathédrale et autres édifices inscrits sur la Liste du patrimoine mondial par l’UNESCO, si elle présente un panorama des styles en vogue dans les années 20-30 au fil de ses façades, Reims accueille également des monuments édifiés sur souscription internationale. Plus que jamais, Reims rayonne ET se souvient.

« Né à Reims, je suis attaché à ma ville et à son histoire. C’est pourquoi, j’ai voulu que le programme du 11 novembre permette à chacun-e d’accomplir son devoir de mémoire puis, de prendre conscience de l’effervescence dans laquelle Reims a pu renaître. La victoire marquait la fin de souffrances. C’est tout le sens des festivités organisées aux halles du Boulingrin, un édifice emblématique de la Renaissance de Reims dans les années 20-30. »

       Arnaud Robinet, maire de Reims

« L’histoire de Reims pendant la première guerre mondiale nous oblige. C’est pourquoi, expositions et événements multiples, portés par les acteurs culturels, de l’enseignement, chercheurs et associations partagent avec le public des pans entiers de l’histoire de Reims, les émotions de la guerre également. Plus encore, pour le Centenaire 14-18, nous avons invité largement et régulièrement les jeunes générations à s’approprier le passé et à participer aux commémorations. »

Hommage international à l’Armée Noire

Avant l’inauguration par Emmanuel Macron ce 6 novembre du monument hommage à l’Armée Noire reconstitué au parc de Champagne, conférences, expositions, publication du colloque organisé à Reims en 2014 témoignent d’une reconnaissance et d’une exigence scientifique sur le sujet. En effet, en avril 1918, près de 6 000 combattants de l’Afrique sub-saharienne, de l’Afrique de l’Ouest et de la Martinique avaient rejoint les environs de Reims.

Le 11 novembre, Reims honore les combattants et la Renaissance de Reims, à partir de 8 h 30

A la cérémonie intergénérationnelle d’ampleur prévue au monument aux Morts de Reims en matinée, succèdera un programme festif dans le secteur des halles du Boulingrin voisin. Citons quelques temps forts : Harlem àchœur de 100 enfants du Conservatoire à Rayonnement Régional de Reims, concert « De  l’Argonne, lecture en miroir de deux histoires musicales qui se sont enfin rencontrées en 1917 » par l’Union musicale de Suippes sous la direction du Jazzus Cotton Band et le concert « 1918, quand le jazz débarque en Europe ! » avec le Spirit of Chicago Orchestra et la formation jazz de la Musique de l’air – Ministère des Armées. Sans oublier une mise en lumière en nocturne des Halles.

Des expositions pour transmettre l’histoire et partager des émotions  

Parc de champagne, cours Jean-Baptiste Langlet, musée du fort de la Pompelle, et bien d’autres sites encore mettent en lumière l’Histoire. Celle de l’Armée Noire, de l’engagement constant du maire de l’époque pour préserver Reims d’une destruction irrémédiable, du rôle du fort de la Pompelle pendant la Seconde bataille de la Marne. Au Cellier, Jean-Christophe Hanché, photographe rémois présente « SEUL(S) », une installation aux formes multiples, et emmène le public à travers les guerres qui ont émaillé son parcours.

Ville de Reims

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