Retour Sur La Conférence / La Qualité De L’air

 

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A la reconquête de la qualité de l’air rémois

La qualité de l’air rémois est bonne 80% du temps. Sur le territoire, les dépassements concernent les normes fixées en matière des émissions et des concentrations en oxydes d’azote. La ville de Reims s’engage, au côté d’Atmo Grand Est, à mettre en place des actions dont l’objectif est de réduire les émissions polluantes dans tous les domaines : mobilité et transport, aménagement, habitat… Ce plan d’actions comprend un volet pédagogique afin que chacun adopte des comportements responsables.

La reconquête de la qualité de l’air rémois vise la réduction des émissions et des concentrations en dioxydes d’azote (aussi appelés Nox). En effet, les concentrations en particules fines dans l’atmosphère respectent, quant à elles, les normes réglementaires européennes depuis 2011. Parmi les principaux émetteurs, le secteur routier est responsable de 55% des émissions sur l’agglomération rémoise. Les périmètres critiques sont d’ailleurs concentrés aux abords des principaux axes routiers. Mais tous les habitants restent concernés car la qualité de l’air représente un enjeu à la fois sanitaire, environnemental et économique.

Mobilité douce et rénovation énergétique

En matière de transport et mobilité, le plan d’actions prévoit le partage de l’espace public en faveur des déplacements doux. C’est le cas avec le projet Reims Grand Centre, par exemple, où le seul rétrécissement routier prévu place de la République devrait permettre une baisse de 10% de concentration du dioxyde d’azote. Le passage du centre-ville en zone 30, tout comme l’étude en cours pour réduire le dernier kilomètre de livraison effectué ou le développement du vélo en ville auront également un impact très fort sur la qualité de l’air.

On trouve également parmi les engagements, le soutien des initiatives en faveur du co-voiturage ou la priorité accordée aux véhicules les moins émissifs grâce au disque vert (deux heures de stationnement gratuit) aujourd’hui distribué à 890 exemplaires. Le secteur résidentiel (12% des émissions) est également un gros contributeur. Les actions visent donc la rénovation thermique des logements, que ce soit dans l’habitat social (4 000 futurs logements réhabilités avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) ou auprès des professionnels grâce à la plateforme de la rénovation énergétique (EDDIE).

Les collectivités agissent… au côté des habitants

Les actions mises en place par les collectivités s’intègrent dans un certain nombre de plans et de contrats concertés avec l’État. Le Plan de Protection de l’Atmosphère, décidé et conduit par le Préfet et dont le Grand Reims porte en propre une grande partie des actions, mais aussi le label Ville Respirable en 5 ans ou celui de « Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte » qui a fait l’objet d’une convention signée en 2017.

Mais les collectivités ne réussiront pas seules à réduire l’impact des émissions et à améliorer la qualité de l’air. C’est pourquoi la ville de Reims s’engage avec l’association de surveillance de la qualité de l’air Atmo Grand Est (agréée par le ministère en charge de l’environnement) à informer les Rémois pendant toute l’année. Pendant les périodes de pollution plus aigües, la collectivité a revu son système d’alerte afin d’être plus réactive et de faire parvenir en priorité le message aux personnes les plus sensibles.

En plus d’un guide sur les bons gestes à adopter, conseillers de quartier, clubs sportifs, publics scolaires et personnels encadrants feront l’objet d’une sensibilisation par Atmo, au cours des prochains mois.

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