Un Nouveau Réservoir D’eau Potable Sort De Terre
Un nouveau réservoir d’eau potable sort de terre
Implanté sur la commune de Warmeriville au côté d’un réservoir déjà existant, il devrait être opérationnel en novembre. Objectif : augmenter la capacité de stockage d’eau potable devenue insuffisante.

1 130 m3 : c’est la capacité de ce futur réservoir composé d’une cuve scindée en deux parties. Situé sur le chemin de Malgrange, sur un terrain dans la zone agricole de la commune, il jouxte un ouvrage de même nature. Jusqu’à présent, le système actuel permet de stocker 630 m3 d’eau potable dans deux cuves, une quantité insuffisante comparée à la consommation des quatre communes regroupées dans l’ex-syndicat des eaux de Warmeriville (incorporé au Grand Reims), à savoir Boult-sur-Suippe, Bazancourt, Isles-sur-Suippe et Warmeriville.

« Actuellement, entre 1 300 et 1 500 m3 d’eau sont consommés par jour : il faut donc augmenter notre capacité de réserve », explique Mickaël Bastien, technicien au service maîtrise d’ouvrage et ingénierie à la direction de l’Eau et de l’assainissement du Grand Reims. Jusqu’alors, la solution était de recourir plusieurs fois par jour à la station de pompage proche du site. Deux forages équipés chacun de deux pompes capables d’aspirer chacune 60 m3 par heure permettent de remplir le réservoir afin qu’il soit toujours alimenté en eau potable.

En augmentant la capacité de stockage de l’ensemble du dispositif, ces pompes tourneront moins souvent, et seulement la nuit, ce qui dégagera des économies d’électricité. « Nous aurons aussi à disposition une réserve d’eau en cas de dysfonctionnement des pompes ou de gros incendie, sans mettre en péril le réseau de distribution d’eau », ajoute Mickaël Bastien.

Concrètement, rien ne changera pour les habitants. La distribution en eau potable ne sera pas impactée par ce second réservoir qui n’engendrera pas non plus de surcoût sur leur facture. « Ils ne verront pas la différence », assure-t-il, insistant sur le fait qu’il s’agit seulement « d’une sécurisation de notre stockage en économisant le fonctionnement des pompes. »

SIX MOIS DE TRAVAUX

Les travaux sont sur le point de s’achever. Ils ont démarré en mai 2017, après une phase de diagnostic de recherche magnétique visant à s’assurer qu’aucun élément dangereux, à l’image d’obus
enterrés, ne soit présent sur cette zone. Un groupement d’entreprises a été sélectionné par la communauté urbaine pour réaliser cet ouvrage : Gossiaux pour le gros oeuvre, Etandex pour les travaux d’étanchéité et SEIT Hydr’eau pour les canalisations et l’équipement électrique.

La construction du réservoir a d’abord demandé de couler une dalle, de monter un mur périphérique puis de réaliser une dalle du plafond. Dans un second temps, la chambre à vannes a été conçue et des essais menés pour s’assurer de la bonne étanchéité des cuves. In fine, l’ouvrage sera semi enterré pour mieux se fondre dans l’environnement.

La sécurité des lieux n’est pas en reste, les sites d’alimentation en eau potable devant être particulièrement surveillés. « L’enceinte est grillagée et les portes d’accès de la chambre à vannes et des cuves, fermées, disposent chacune d’un capteur d’intrusion qui prévient rapidement un responsable, en cas d’effraction », détaille Mickaël Bastien.

Ce second réservoir a nécessité un investissement public, en partie soutenu par des aides de l’Agence de l’eau, du département de la Marne et de la DETR (Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux) pour un coût total d’environ 500 000 euros.

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